ITINERAIRE

NAISSANCE DU PROJET

Mug, c'est Mu et Hugues, c'est un peu de la France, et beaucoup du Québec. Du Québec, et surtout de Montréal, la plus grande ville de cette belle Province canadienne, où Hugues et moi nous sommes connus. Montréal, grand carrefour culturel, est un lieu de rencontre, de partage et de création, non seulement entre les peuples et les cultures, mais aussi, à plus petite échelle, entre juste un homme, et juste une femme.

Dans une ère où les interventions évoluent et progressent largement, où les moyens techniques nous permettent de dépassr nos propres horizons et de traverser les frontières, où tous les peuples se penchent sur des questions psycho-sociales qui concernent leurs ainés ou leurs jeunes, "Gé-cri de par le monde" symbolise notre projet commun, celui que nous présenterons tout au long de ces prochains mois.


Concrètement, "Gé-cri de par le monde" est le moyen qui nous donnera l'opportunité de témoigner des interventions concernant deux sciences humaines et sociales:

- La première, la gérontologie, désigne l'étude du vieillissement humain. Dans nos sociétés occidentales où la population est vieillissante, la notion de qualité de vie est essentielle. C'est dans ce souci qu'Hugues se penche sur la question des milieux de vie tels qu'ils existent actuellement dans le monde et sur la place que les loisirs occupent.


- La seconde, la criminologie, est une science qui étudie les comportements criminels et tente non seulement d'expliquer le phénomène, en axant principalement son regard sur les causes et les impacts de la délinquance, mais aussi d'apporter des solutions, notamment en terme d'intervention. C'est auprès des jeunes contrevenants, qui sont dans une période développementale complexe et déterminante, que Murielle consacre ses recherches et tentera de mettre en avant les pratiques d'interventions originales et efficaces en terme de diminution de la récidive.

Nos deux passions, unifiées en un blog, nous permettrons de rassembler les pratiques de divers origines ethniques afin de promouvoir des interventions concrètes visant une plus grande qualité de vie et un plus grand respect des droits et libertés de nos citoyens.

CARNET DE ROUTE....

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LA COTE MAROCAINE

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13/02/08: Larache

Jolie petite ville de bord de mer, Larache nous a attiré bien plus qu'Asilah. Cette dernière semblait trop touristique, et comme nous tentons de "fuire" les touristes (nous ne sommes pas associables non plus, hein!!), Larache nous semblait plus approprié selon ce qu'en disait notre cher... guide du routard!! Encore une fois, nous n'avons pas été déçu, au contraire, par cette ville avec son joli port, sa plage que nous ne pouvons qu'atteindre par barque (à 5Dh) et son bon poisson, que nous n'avons par ailleurs pas gouté étant donné que tous les pécheurs étaient en grève (à cause du prix du gazoil qui a augmenté considérablement dans cette région du Maroc). "Larache t'es à l'arrache, mais tu t'y arraches pas!" Pas aussi paisible que Chaouen ni aussi petit, mais pour une ville de bonne taille, elle comporte un caché étonnant!

Là bas, nous avons rencontré Tahar, un pécheur mais surtout, un passionné de musique, de voix et de vie. Un marocain vraiment talentueux, qui chante du ragga, du hip hop, du reggae, du RandB en une même chanson en utilisant 5 voix totalement différentes mais toujours aussi bien posées sur le bit. Il mérite de réussir, il a tout ce qui faut tchatch, style... Une star pas encore connue!! Dès que nous pourrons (enfin, surtout "saurons") le faire, nous joindrons une vidéo et des extraits de sa musique, ça vaut le coup!

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15/02/08: Rabat

Finalement, le périple marocain un peu rallongé par rapport à ce qui était prévu, nous décidons de tracer directement vers Rabat, la capital. Sans doute la ville la plus intéressante à visiter au niveau des monuments. On débute donc notre découverte de la ville sous une chaleur et une douceur que nous n'avions pas encore gouté ici... Bord de mer avec, là encore, son petit port (toujours sans pécheur). La ville est actuellement de refaire tout le ramblet, et la propreté est étonnante étant donné que les gens n'ont pas encore le droit d'y pénétrer... Finalement, je suis certaine que c'est le meilleur moment pour en profiter: Après, nous y trouverons des détritus gisant sur le sol, comme nos crottes de chiens francaises: C'est la loi marocaine, malgré la sensibilisation qu'est en train de faire le jeune roi Mohammed VI: Ca ne rentre pas encore dans les esprits.. Plus tard inch'allah! Nous continuons alors cette belle journée en visitant le Mauselée de Mohammed V, la tour Hassan II, puis partons du coté de la nécropole de Chellah, une ancienne sité romaine réinvestie au XIV éme par une grande dynastie marocaine: Impressionnant: A notre arrivée, nous sommes bleuffés par le nombre de chats assis majestueusement dans ce lieu de paix et de commémoration: Cette vision laisse réveur en ce qui concerne la réincarnation! Puis, en levant les yeux et en ouvrant les oreilles, on voit à quelques centimetres de nous des dixaines de cigognes, posées sur leur gros nids ou volant au dessus de nous en faisant des bruits de criquet (enfin, dans le genre...). Selon un couple de français établi ici, ce lieu attirerait les animaux grace à ses énergies... Le soir tombé, nous quittons ce bel endroit pour nous balader dans la vieille médina et manger des brochettes dans la rue... Puis, nous regagnerons l'hotel, le seul à 70DH la nuit: les autres sont hors de prix pour nous. Le seul hic, nous n'avons pas de douche, mais c'est plutôt une belle excuse pour enfin essayer le hammam!!
























Ni une ni deux, me voilà plongée dans l'ambiance du hammam.... comme une enfant totalement perdue, dans un monde inconnu et avec des codes étrangers... Hop, on me déshabille, je me retrouve nue comme un ver, avec trop peu de mains pour cacher toutes les parties que je souhaiterais... Une femme grande et forte m'emmène dans une pièce où se trouve d'autres femmes, avec une peau nettement moins blanche que la mienne: Et me voilà pénétrant l'univers secret et intime de toutes ces femmes qui ne se montrent jamais et que nous ne faisons qu'imaginer d'ordinaire... Elles se retournent et observent avec étonnement et amusement cette novice avec ce comportement si maladroit... Assise et repliée sur moi, ma guide verse tranquillement de l'eau à différents degrés, dans une dizaine de gros seaux qui finissent par m'encercler et me fait comprendre que je dois commencer à m'activer. Munie d'un savon noir, je frotte mon corps rapidement, mais la perplexité que je lis dans son regard me fait comprendre que la lenteur doit être de mise.... Je me reprends et laisse glisser délicatement le savon sur mon corps... Finalement, le stress quitte mon corps et j'aprécie peu à peu cette langueur nonchalente. Je me sens un peu comme elles, finalement... Puis, ma guide me fait signe de me tourner pour qu'elle puisse être au niveau de mon dos. Elle récupère mon gant de crin et commence à frotter avec ses grosses mains... Non, ne crie pas, ne fait pas ta petite occidentale trop délicate! Reste de marbre!! Elle continue son acharnement sur mes bras que je vois devenir rouge, malgré la pénombre de la pièce. Je vois sans trop comprendre des lambeaux se détacher de ma peau et imagine avec honte et humilité qu'il s'agisse de crasse incrusté depuis des temps anciens... Oh non, la chouma (honte) !! Voyant une sorte de dégout dans mes yeux, elle parvient à me faire comprendre qu'il ne s'agit que du résidu de savon noir!! Puis, elle s'en va et me laisse seule avec mes seaux... Encore une fois très mal à l'aise, je regarde discrètement la gestuelle des femmes dé-voilées et tent de les imiter... Je prends donc le petit bocal de plastique près de moi et le plonge dans un des seaux, le premier puis me le verse sur le corps, comme un thé marocain que l'on verse dans les verres. L'eau est presque brulante mais cela me soulage cependant. Puis, le premier se vide et je le change, découvrant une eau fraiche: Mauvaise pioche!... Finalement, je serais restée près d'une heure dans cet endroit teintée et qui m'aura rapproché des femmes marocaines qui me semblaient encore trè éloignées de moi.... Moment intense!







Le lendemain, je rencontre le directeur de l'institut de psychologie de l'université de Rabat, qui travaille sur les problématiques délinquantes des jeunes adolescents. Rencontre passionnante qui me permettra de mieux appréhender l'intervention effectuée au Maroc. La rencontre est décrite dans le dossier spécialisé du blog: Criminologie de par le monde....







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19/02/08: Casablanca







A Casa, par les conseils de mon interlocuteur, j'ai tenté de visiter la prison pour mineurs ainsi qu'une institution à Titmillil, banlieu de Casa. Hugues commençant à souhaiter vivement changer de pays, le temps ainsi que la chance a manqué. Par contre, je ne regrette rien car mes démarches m'ont au moins permises de me confronter à l'administration marocaine, loin d'être triste!!! Après avoir discuté avec un professionnel de la police judiciaire, j'ai pu recueillir les renseigements que je pensais être juste... Objectif: avoir l'accord d'un procureur pour visiter la prison! Makel mouchkil (=pas de probleme), je dois donc me rendre au palais de justice! Cependant, ce n'est pas si facile, au point que des policiers eux-mêmes ne savaient pas me renseigner sur sa localisation.... Cocace! Arrivée finalement au premier objectif, j'explique la situation à un avocat qui m'explique que cela ressort du procureur général! Il m'oriente sur le rez de chaussée. Puis, un policier me réoriente au second étage. Enfin, toujours la recherche du bureau clé, un autre policier m'emmene au troisième étage: Je vais virer folle!!! Voilà le vrai bureau, surveillé par deux policiers qui me demandent de leur rendre des comptes. Après explication, ils me font rentrer dans la salle d'attente, d'où je vois le portrait d'Hassan II, l'ancien roi du Maroc, bien plus conservateur que son fils... Ah! Cela laisse à réfléchir... Finalement, après une longue attente, je rentre dans le bureau de la secrétaire, sensée m'accueillir. Pourtant avertie, je la vois lisant son journal et commentant les nouvelles avec sa collègue. OK!.... Une seconde plus tard, le policier m'avertie solennellement que le procureur est arrivé et qu'il m'attends! Enfin! Je rentre donc dans la pièce et y trouve un homme très class, mains posées sur un énorme bureau de président. Je m'assoies et lui explique la situation. M'écoutant avec attention, il finit par appeler quelqu'un et après avoir raccroché, me dira que cela n'est malheureusement pas de son ressort mais que l'unique personne qui peut donner l'autorisation de visiter une prison est le ministre de la justice lui-même... dont le siège est à Rabat...!!.... Voilà ce plan à railler de la liste pour le moment!







L'institution pour jeunes délinquants a donc été mon second objectif, mais situé à 15 km du centre ville, les taxis seulement s'y rendaient. Ceux-ci ont voulu me faire payer plus de 200DH, soit 18 euros environs, sachant que la même chose m'attendrait au retour et qu'ils ne savaient pas exactement où était l'établissement... et que nous avions un train à prendre 2h plus tard!!!.... Impossible!







Finalement, le train étant plus cher que le car, nous ne dérogerons pas de notre règle primordiale: le moins cher possible et prendrons un bus qui nous conduira, en 5h, à Essaouira, de façon à ce qu'encore une fois, nous arrivions au moment le plus critique: le soir!!







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20/02/08: Essaouira



Ne sachant pas trop a quoi nous attendre, entre un discours souvent extreme tant d'un sens que d'un autre (vu comme un petit paradis par les marocains ou parfois comme une ville sans ame et trop touristique par des voyageurs), nous sommes arrives dans cette ville de bord de mer assez curieux de ce que nous allions pouvoir trouver.... Finalement, nous sommes tombes amoureux de cette petite bourgade pleine de charme, qui a d'enormes ressemblances avec des petites villes de Bretagne. Mer dechainee deferlant sur les rochers, petites ruelles typiques, architecture ravissante.. Mais Essaouira est surtout reputee, et a juste titre, nous pouvons le confirmer, pour son ambiance detendue et sa multi-culture qui la rend tres ouverte en comparaison a de nombreuses villes marocaines.

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De plus, ce qui la caracterise est la culture gnawa. Les gnawas sont les descendants d'anciens esclaves noirs et particulierement guineeens, travaillant dans les fabriques de sucre, qui sont a majorite musiciens, et participent tout particulierement a des rites de possession rythmes par leur musique (tambours, crotales et guembri). c'est pourquoi dans les annees 70, un grand nombre de hippies se sont installes dans cette petite ville, si bien qu'aujourd'hui, elle reste encore impregnee de toute cette influence.








































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23/02/08: Agadir




Si l'on s'en tient a l'expression des marocains.... Agadir... Rien a dire... C'est un peu ca. Nous n'y sommes, de toute facon, pas restes longtemps, mais n'avons pas aime ce cote PACA, inspiree des villes de bord de mer mediterannenne. Bordee d'hotels luxieux et d'une plage endormie et sans caractere, elle fait rever les marocains mais ne nous fait pas le meme effet... Loin de la...
















DU MOYEN ATLAS A CHAOUEN, LA REGION DU RIF











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07/02/08 : Fes




Arrivés comme nous sommes partis... trop agressant, trop cher, trop désagréable, voilà le constat qu'on en fait. Les livres ont raisons sur un point, la médina est très belle, ce sont les habitants qui ne le sont pas (encore une fois, sans généraliser, seulement c'est la totalité de la quinzaine de personnes rencontrées... c'est énorme si l'on compare à Ouarzazate, Imlil ou Chaouen ou le nombre de personnes désagréables ne peuvent même pas se compter sur une main).




06/02/08: Meknes

De Merzouga, nous decidons après un énorme cafarnaum d'informations contradictoires concernant les cars, de prendre la route directement pour Meknes. Nous disons donc au revoir à Matthias et Lydia, ainsi que Miguel, un portuguais amoureux et habitué (presque sédentarisé) des dunes et du coucher de soleil de Merzouga. Et une autre route en car, c'est parti pour un peu moins d'une dizaine d'heures... Partant à 20h30, nous arriverons à 6h ou 7h du matin. Malheureusement pour nous, le chauffeur nous réveille très fier de nous dire qu'il a été plus rapide et que nous sommes arrivés à destination: un peu plus de 5h seulement... Pas facile pour trouver un hotel, et de toute façon, par souci constant d'économie, hors de question de prendre une chambre pour quelques heures! Grande chance: La gare routière de Meknes est très sécurisé et particulièrement moderne (avec des sièges pas trop sals, des toilettes gratuites et des portes qui ferment!!). Pas moins luxieux que nos lits quotidiens, nous utilisons les couvertures achetées (enfin elles peuvent servir!!!), les sleeping bags et les cousins gonflables (très pratiques, dailleurs, pour les chambres dont la propreté des draps et des coussins est douteuse...). Rien de plus, nous voilà soulagés et satisfaits!!
Le lendemain matin, nous remontons le centre vers la médina (là où se trouvent incontournablement les hotels les moins chers dans toutes les villes faites jusqu'à présent). Nous sommes surpris, presque fachés par cette modernité. Cette ville du nord du Maroc n'est plus faite de paille et de sables, mais à la place, nous trouvons de gros panneaux publicitaires et de grosses banques. Changement brutal d'athmosphère: jeune fille en débardeur, botte ou mini jupe, bars avec bière, wisky, vins etc.
Ville toutefois sympathique qui n'est pas agressante comme Marrakech et plus accueillante, malgré qu'elle soit la cinquième plus importante du Maroc. Les balades y sont agréables, malgré certains musées ou palais, fermés le vendredi. A la place, nous faisons un tour à l'aveuglette et découvrons un joli plan d'eau, le Bassin de l'Agdal, où se retrouvent les jeunes pour se bécotter sur les bancs publics ou pour fumer le hashish. Charmant!

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07/02/08: Volubilis et Moulay-Idriss

Le lendemain, nous prenons la route en bus (vous savez, ces bus avec les portes ouvertes et qui contiennent un nombre impressionnant de gens, de bagages, à l'interieur et sur le toit quand l'interieur ne suffit plus) pour Volubilis, une ancienne sité romaine bien conservée, au milieu de champs et de plantations d'oliviers. 20Dh l'entrée. C'est pas que cela est cher, mais une vue éloignée nous suffit largement. Nous ne sommes pas suffisamment amoureux des vieilles pierres pour passer des heures à travers ces jolies ruines... Après avoir fait du stop, nous nous retrouvons à Moulay Idriss, à 6km, une ville sainte... "La Mecque des pauvres". Très mignon et très bien conservée, cette petite ville en dôme, à 22km de Meknès, vaut le détour. C'est ici qu'est enterré Moulay Idriss, l'arrière petit fils de Mohammed (le prophète). La tour de la mosquée, difficile à atteindre sans se perdre dans les petites rues (mais ça en fait le charme aussi!!) est la seule du Maroc à être de forme cylindrique et à porter des écritures du Coran...

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08/02/08: Chaouen

Chaouen est connue de nombreux touristes, voyageurs et marocains: Deux choses en font entre autre sa particularité: Elle est considérée comme une ville sainte aussi, à une autre échelle que Moulay-I, et également comme la capitale du Hashish (enfin la capitale est plus exactement Kétama). Repos et tranquilité sont de mise et la devise est: "Chouya Betsini!" Tranquille... Les barmans sont de petits vieux, des "chibani", fumant leurs pipes de kif en préparant leurs thé avec amour et paisibilité. Chaouen est une ville où le temps s'arrete et où les gens sont heureux: Pas une personne partirait: elles aiment toutes leur ville, leurs deux montagnes qui l'abritent, leurs maisons et leurs rues bleues. Les gens sont détendus.. Le guide du routard dirait: "Normal, on y trouve tout le kif qu'on veut!!.. Oui, l'effet n'est pas le même que celui de l'alcool, les marocains qui y vivent en sont l'illustartion la plus typique!!))
Encore un endroit où les rencontres ont été très belles et très simples, où se sont partagées quelques paroles mais surtout, des moments silencieux et amicaux, entre incompréhension et rire, entre interprétation et rêverie... Dans cette athmosphère, nous y sommes restés quelques jours entre plaisir, sérenité et... achat de tapis maladif (nous avons dû faire un envoie postal de 39kg en France: 13 tapis, des couvertures, des sacs, des bijoux...)

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10/02/08: Kahlaa

A quelques kilomètres se trouvent Kahlaa, un petit village en haut des montagnes, où il reste encore des plantations et des travailleurs de kif (qui ne sont pas des criminelles ou des mafieux dangereux mais de simples habitants modestes). La route de Chaouen, une randonnée de quelques heures, est magnifique: Les paysages sont superbes! Deux jeunes nous y ont amenés, pensant que le "Mektoub" (destin) leur apportait la "Baraka" (chance) et que nous étions de gros acheteurs... Manque de chance, cette incompréhension se termina après avoir vu le travail du kif se faire, sans stress ni agressivité. Malheureusement pour eux, nous ne sommes pas interressés...

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12/02/08: Ackchour

Ackchour est un endroit dont nous avez beaucoup parlé les habitants comme un endroit enchanteur à faire absolument. Dans une confiance totale, nous partons donc, avec l'idée d'y aller en bus: Pas de bus. Nous nous rabattons sur les taxis jusqu'à ce qu'ils nous disent quel prix exorbitants ils veulent nous faire payer: 200 Dh pour 25km à deux!! Nous trouvons donc un autre moyen, après les avoir traités de voleurs, de menteurs et d'arnaqueurs: Le pouce! Un van de jeunes s'arréte et nous prend. Finalement, nous passerons la journée avec eux, et avec leurs familles ( une quinzaine de cousins) à essayer de garder leur rytme sans se casser une jambe... Décidément, les berbères sont comme les gazelles ou les chévres (tout dépendant de ce qu'ils préfèrent entendre..): Pour eux, les montagnes, les rochers et les cailloux sont leur univers et ils ont une dextérité... blazante à faire de la rando dans des endroits plutôt dangereux pour nous, pauvres et simples voyageurs bercés sur le bitume occidental...
Nous avons toutefois essayé, tant bien que mal, de profiter du paysage et de prendre des photos des falaises, des gorges et du pont de Dieu (Si si, ce n'est pas une blague, incrédules lecteurs : le pont entre les terres et les cieux!)

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