ITINERAIRE

NAISSANCE DU PROJET

Mug, c'est Mu et Hugues, c'est un peu de la France, et beaucoup du Québec. Du Québec, et surtout de Montréal, la plus grande ville de cette belle Province canadienne, où Hugues et moi nous sommes connus. Montréal, grand carrefour culturel, est un lieu de rencontre, de partage et de création, non seulement entre les peuples et les cultures, mais aussi, à plus petite échelle, entre juste un homme, et juste une femme.

Dans une ère où les interventions évoluent et progressent largement, où les moyens techniques nous permettent de dépassr nos propres horizons et de traverser les frontières, où tous les peuples se penchent sur des questions psycho-sociales qui concernent leurs ainés ou leurs jeunes, "Gé-cri de par le monde" symbolise notre projet commun, celui que nous présenterons tout au long de ces prochains mois.


Concrètement, "Gé-cri de par le monde" est le moyen qui nous donnera l'opportunité de témoigner des interventions concernant deux sciences humaines et sociales:

- La première, la gérontologie, désigne l'étude du vieillissement humain. Dans nos sociétés occidentales où la population est vieillissante, la notion de qualité de vie est essentielle. C'est dans ce souci qu'Hugues se penche sur la question des milieux de vie tels qu'ils existent actuellement dans le monde et sur la place que les loisirs occupent.


- La seconde, la criminologie, est une science qui étudie les comportements criminels et tente non seulement d'expliquer le phénomène, en axant principalement son regard sur les causes et les impacts de la délinquance, mais aussi d'apporter des solutions, notamment en terme d'intervention. C'est auprès des jeunes contrevenants, qui sont dans une période développementale complexe et déterminante, que Murielle consacre ses recherches et tentera de mettre en avant les pratiques d'interventions originales et efficaces en terme de diminution de la récidive.

Nos deux passions, unifiées en un blog, nous permettrons de rassembler les pratiques de divers origines ethniques afin de promouvoir des interventions concrètes visant une plus grande qualité de vie et un plus grand respect des droits et libertés de nos citoyens.

CARNET DE ROUTE....

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PASSAGE ECLAIR AU BURKINA FASO ... UNE SEMAINE MONTRE EN MAIN...

* 1/05/08: Ouagadougou


Frontière semblant être la plus simple du monde à traverser: policiers souriants, assis à l'arrière d'une petite camionnette avec des maliens et des burkinabais... Un rêve en comparaison à ce que nous avions déjà vécu, en Mauritanie, au Sénégal ou au Mali ! Puis de l'autre coté, des policiers burkinabais nous accueillent, tous jeunes, beaux, souriants, accueillants et arrangeants.... Un paradis pour les célibataires... ;)

La camionnette nous descend à Ouahigouya, ville frontière avec le Sénégal, d'où toute une partie des voyageurs continue, comme nous, jusqu'à Ouaga. J'en profite pour rembourser le chauffeur, qui m'avait prété de l'argent car Hugues et moi étions à sec et ne pouvions payer notre visa pour le Burkina. C'était la première fois de sa vie que des toubabous (des blancs) lui demandaient de l'argent.... Inversion des rôles....Voilà en tout cas, sans nul doûte, un évenement qu'il s'empressera de raconter à tous ses proches et non sans fierté!!

Nous voilà donc, attendant quelques heures à la gare routière de Ouahigouya (mais maintenant, ce n'est plus un problème pour nous, c'est de l'ordre de la routine!!) que le chauffeur du car se décide à partir... Nous arrivons donc, très tard, à Ouaga et encore une fois, difficile de trouver un taxi à des prix raisonnables ainsi que des hotels ouverts! Nous passerons la nuit dehors, sous la moustiquaire, dans la cour d'un hotel, et partirons le lendemain pour trouver plus... intime! Réveil au premières lueurs du soleil qui chauffe déjà trop nos corps qui n'y sont toujours pas habitués... Douche froide pour se rafraichir et nous voilà, avec nos trois sacs très lourds, nous dirigeant à la mission catholique de Ouaga (si nous pouvions avoir une carte de fidélité comme dans les auberges internationales, nous mériterions de l'avoir!...). Celle-ci étant pleine (50 prètres venaient d'arriver pour une rencontre de bénitier), nous sommes dirigés vers une fondation de charité juste à coté. L'accueil est de glace, mais heureusement, la chambre est très correcte (avec une douche, en prime!!)!



Enfin libres de nos charges, nous visitons Ouaga, la capitale des Hommes intègres. Ouaga est une ville vivante, animée et relativement sympathique. C'est encore très difficile, comme partout, de se balader seuls plus de 2 minutes, car les soit disants "bons-intentionnés" ne tardent pas à proposer mille services ou babioles. La carte de Ouaga à 20000 FCFA fut quand même la plus mémorable!!! (30 Euros... Oui, quand même! Gonflé le prix et le type!! ) Mettez vous à notre place, ça devient même vexant, parfois, de se faire proposer des arnaques aussi grosses!!!!... -"Non merci, nous avons eu la même pour 1000 FCFA au syndicat d'initiative, soit 20 fois moins cher!!....Révise tes prix et ta façon de faire et nous pourrons peut-être parler.... " -Et puis, honnètement, nous n'avons pas (ou plus) le temps de perdre notre temps avec des gens comme toi: J'ai une semaine pour visiter le Burkina et m'en faire une idée qui colle à la réalité. Laissons de coté des plans bateau et organisons nous de façon efficace!!! Je n'ai plus le choixxx! -

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* 03/05/08: Bobo-Dioulasso


La région sud-ouest du Burkina semblait être la plus attrayante, en terme de nature. N'ayant pas pu voir les chutes de Guinée, je voulais quitter l'Afrique avec au moins un souvenir de cascade déferlant sur des rochers! Et c'est dans cette région que nous pouvions trouver cela....

De plus, Bobo-Dioulasso était pour nous un incontournable: Deuxième plus grande ville du Burkina, Bobo est décrit partout comme étant la plus étonnante des grandes villes d'Afrique de l'Ouest, à cause de sa vieille ville, qui a des allures de village pittoresque et traditionnel. Sa mosquée, en plus de cela est aussi unique en son genre et mérite le détour. Cependant, l'oppression des guides et leur indélicatesse nous a amené à fuire cette ville qui nous a paru insupportable. Attention! Nous ne voulons pas laisser une mauvaise image de Bobo, et notre expérience n'est pas à généraliser. Nous avons rencontré d'autres touristes qui ont effectivement ressenti cette même pression à l'égard des blancs, mais ont eu la témérité de pénétrer les lieux (la vieille ville). Une fois à l'intérieur, il parait que c'est réellement une expérience magique et dépaysante... Comme Alice, il faut franchir avec courage les portes qui ne paraissent pas attrayante pour entrer dans le pays des merveilles.... Non, vous ne verrez pas de lapin blanc qui parle, ne rêvez pas non plus... La comparaison a ses limites!!! Notre fuite nous a donc mené dans le grand marché (Pas très stratégique pour chercher le calme et fuire les arnaqueurs!!....), qui est effectivement vraiment énorme! On y trouve de tout et en choisissant les bons endroits et les bonnes personnes (moi je vais systématiquement vers les petits vieux, ils sont vraiment plus honnètes!!!), c'est le meilleur endroit où acheter l'artisanat. En tout cas, en comparant avec Ouaga, il n'y a pas de doûte!

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* 04/05/08: Banfora, les chutes de Karfinguéla et les pics de Sindou


En début d'après midi, nous sommes arrivés à Banfora, où nous avons posé rapidement nos affaires à l'hôtel de la paix, pas loin de la station routière. Bonne pioche: cet hôtel a été parfait: tenu par de gens charmants, proposant des supers plats, chambres et toilettes propres, prix très abordables... Bref, tout ce qu'il faut pour contenter les voyageurs! C'est le gérant, Antoine, qui nous a trouvé une mobylette (très kitch et pas très engageante… à l’image des véhicules locaux…) pour deux jours. Pour Hugues et moi, c’était une nouveauté : Nous n’avions jamais connu les joies du deux roues motorisés (enfin, à l’arrière si, mais jamais au pilotage !). C’était donc l’occasion ! Antoine embarqua donc Hugues pour lui donner un cours accéléré (5min… c’est dire s’il faut avoir les neurones en forme !) Mais au bout de 20 min, les deux joyeux compères n’étaient pas revenus. Nous papotions avec la sœur d’Antoine et son collègue lorsqu’Antoine arriva tout en stress à l’hôtel : « C’est incroyable, il y a trop de problèmes avec votre ami ! » (Celui-ci faisait référence à la manière dont Hugues et lui s’étaient rencontré : Hugues l’ayant pris pour un guide arnaqueur, il l’avait envoyé promené assez agressivement dès les deux premières minutes et celui-ci n’avait pas apprécié son attitude. Après s’être expliqué, nous nous étions toutefois entendu pour un véhicule et Hugues était parvenu à descendre le prix de telle sorte que ça ne l’arrangeait plus trop de faire affaire avec nous. Ce troisième événement était ainsi, en quelque sorte, la cerise sur le gâteau ! … )




« Qu’est ce qui se passe ? » « Il s’est fait arrêter par la police car il a grillé un stop. Le policier veut nous faire payer une amande de 6000 FCFA. » Sa Sœur et moi lui demandons de nous conduire au lieu de l’événement. Nous apercevons, au loin, un policier faisant la circulation avec, derrière lui, 5 mobylettes stationnées ainsi que 7 ou 8 personnes attendant, en rang. Le policier ne trouva pas d’autre argument à nous dire que : « Nul n’est sensé ignorer la loi et celle-ci doit, à cet effet, être appliquée, sinon quoi il s’agirait de favoritisme. » Difficile de répondre à cet argument… Antoine pût tout de même faire descendre l’amande de moitié, mais il est évident que pour le policier, la situation était trop belle pour se faire un peu d’argent… et puis soyons honnête, c’est ce qui lui fait son salaire ! Hé oui ! Les conditions des policiers ne sont pas les mêmes que dans nos pays ! Leur paye dépend des arrestations qu’ils font, ni plus ni moins !




Plus de temps à perdre ! Hugues prend les rennes, enfin, le guidon, et nous dirige, avec de plus en plus d’assurance, vers les chutes de Karfinguéla. Très belle ballade : Villages aux petites maisons de terre et de paille, paysage verdoyant où pommiers de cajou, palmiers et manguiers se détachent des rizières pour atteindre les hauteurs de l’Afrique, peut-être pour mieux respirer… La cascade n’est pas impressionnante par sa taille. Ce qui fait tout son charme est le décors qui l’entoure : Pas un seul panneau, pas un seul poteau, pas un seul pont ni un seul magasin : Rien ! De l’eau, des roches, des végétaux. C’est tout ! Et c’est déjà beaucoup ! Alors on se déshabille, et on pénètre doucement les eaux de la cascade, se demandant si, vraiment, on y a droit et appréhendant à tout moment que quelqu’un vienne nous dire que nous avons franchi les clôtures invisibles de la chute ! Et puis petit à petit, on se détend et on apprécie la fraîcheur de l’eau qui se déverse sur nos corps transpirant le trop d’eau bu pour tenir sous le soleil d’Afrique…

Le lendemain, une nouvelle excursion. Plus d’eau, mais plus de roches : Rendez vous aux Pics de Sindou. Il s’agit de l’extrémité de la chaîne des falaises des Pays Dogon. Mais en venant de Banfora, ces pics semblent être des termitières géantes, construites par des termites, fâchées de ne jamais réussir à faire concurrence aux baobabs et déterminées à gagner le duel !




Sur le retour, la route était si mauvaise et si ensablée que nous avons chuté. Quelques petites plaies sans importances : Rien de cassé ! Hugues conduisait prudemment ! Par contre, mon appareil photo n’a pas été aussi chanceux que nous (ou aussi résistant) : L’écran s’est enfoncé, il est définitivement HS ! Décidément, ma mémoire va devoir retenir la totalité du voyage car ce ne sont pas mes photos qui vont beaucoup m’aider !! Et puis arrêtons de se plaindre : il y a celle d’Hugues ! Alors merci à lui d’avoir eu la prévoyance de faire des copies de ses photos. C’est grâce à cela que vous pouvez suivre en image nos aventures !!!



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* 05/05/08: Retour à Ouagadougou et lac aux caïmans sacrés


De retour sur Ouaga, nous avons été hébergé par Pauline, une française séjournant pour un moment à Ouaga, au sein d’une asso oeuvrant pour les orphelins et les veuves. Ayant une partenaire de shopping, le lendemain, nous avons passé plusieurs heures, je le confesse, à marchander, partir, revenir, acheter des masques, des fringues, du tissus, des articles en bois, des épices, des bijoux…


Suite à cette dernière imbibition dans les marchés africains, j’ai plus sérieusement, rencontré le directeur de l’unique centre de réinsertion pour jeunes délinquants du Burkina, le centre de Laye. Un article décrit le centre et ma rencontre dans mon blog spécialisé « Criminologie de par le monde ». Pendant ce temps, Hugues courrait derrière son visa, ballotté à droite à gauche par les administrateurs lui donnant tous des infos différentes : « Allez à tel endroit » « C’est ouvert de telle à telle heure… » « Mais Monsieur, ce n’est pas là ! »… « Ah, désolé, Monsieur, mais c’est fermé à cette heure là ! »…


Suite à cela, nous nous sommes tous retrouvés pour partir voir les caimans sacrés, à quelques kilomètres de Ouaga: Nous avons achetés un poulet vivant pour l'offrir en sacrifice au plus vieux caïman du lac, de près de 200 ans... Etonnant! Il l'a avalé tout rond, proprement: Pas une goutte de sang! Suite à cela, pour nous remercier (Oui, soyez crédule je vous prie!!!...), il nous a laissé, gentiement, nous asseoir sur son dos et lui carresser ses grosses écailles rugueuses, à tour de rôle... sous les yeux attentifs des 50 autres caïmans de sa famille (ou ses voisins..), postés à moins d'une dizaine de mètre de nous...


Pour nous féliciter de cette bravour, nous avons dîné dans un joli restaurant… chinois (… à croire que nous n’étions pas tant dégoûté du riz !... et du poulet... -Le pauvre! Nous sommes cruels! - ) avant que nous nous dirigions tranquillement vers l’aéroport, pour mon vol à 3h du matin… C’est un retour sur Paris pour moi, mais non pas un Adieu pour l’Afrique car je reviens dans deux jours au Maroc, à Rabat, pour participer à un colloque international de criminologie, dont les thèmes abordés sont synthétisés sur mon blog… Je m’arrête là, pour l’instant, et laisse la plume à Hugues, qui continue le voyage vers le Togo et le Bénin encore un mois, le chanceux !! Je suis jalouse !!...


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LE MALI EN 12 JOURS

* Les pays Dogon

C'est en transport collectif de Bandiagara que nous sommes partis vers Dourou, notre premier village Dogon. Notre expédition consistait à visiter aussi les villages de Yama, Guimini, Doundourou, Yaba-Talu, Endé et Teli. Une randonnée de 3 jours et 3 nuits.

La tradition Dogon renferme beaucoup de secrets... disons que certains sont surprenants, voir très choquants ou incompréhensibles pour nous. En voici quelques uns...

LE DOGON: c'est le chef du village Dogon, une fois nommé (par les fétiches), il se tient à l'écart de tout le monde, même de ses femmes (il n'a d'ailleurs plus droit à des rapports sexuels) et passe la majeur parti de son temps à se faire servir par des femmes non impures (qui n'ont pas encore eu leurs menstruations) et discuter avec un serpent qui a toute la connaissance. Ah oui, un Dogon, une fois Dogon, ne se lave plus car le serpent sacré vient chaque nuit le laver de sa salive.. Slurppp!!!

LES COUPEURS DE SEINS: on appelle ainsi l'homme qui pert sa femme pendant l'accouchement. Ce dernier doit se dévêtir complètement et partir du village, nu comme un ver. Il doit alors trouver une femme qu'il violera pour ainsi se débarrasser du mal et du mauvais sort qui l'habite et le transférer sur cette pauvre femme. Même s'il avait plusieurs femmes, les autres n'accepteraient pas de rester avec lui, parce qu'une fois qu'il couche avec une femme, cette dernière recevra ce mal et mourra dans le mois qui suivra l'acte sexuel. L'homme en question n'a donc pas le choix d'accomplir ce viol, c'est la tradition. Les autres villages à proximité savent assez rapidement ce genre de nouvelle, c'est pourquoi le coupeur de seins doit marcher très très longtemps pour aller au delà des liens communicatifs. Là, il se cachera dans la savane en attendant sa proie. Si jamais il est repéré, les villageois s'organiseront pour aller le capturer. Suivra ensuite un rite où le coupeur de seins devra danser avec les masques toute la nuit avant de se faire couper ce qui lui sert d'organes génitaux. Dans ce cas, c'est lui qui mourra d'ici peu....


LE RITE DES MORTS:


Dans plusieurs villages Dogon, on descend les défunts par une corde dans un trou. Il semble qu'à chaque fois, il se passe un phénomène "surnaturel" et inexplicable, bien sûr, qu'on attribue aux esprits des ancètres. Une fois déposé au fond du trou, la corde se détache seule et peut donc être remontée, pour être utilisée lors du prochain évenement funeste. A chaque trou sa catégorie de personnes. Ainsi, il y aura les chefs Dogon à un endroit, les simples membres de la communauté dans l'autre (ou seront même déposés certains animaux sacrés), les femmes des chefs, dans un troisième. Dans un des villages visitées, la place mortuaire était une montagne au coeur du village, extrêmement difficile d'accés, surtout si l'on imagine les deux hommes qui doivent, traditionnellement, porter le corps solennellement en haut: Difficile d'imaginer qu'il n'y eu jamais eu de catastrophe...

Lorsqu'un ancien meurt, dans d'autres villages, seules quelques personnes de la famille sont au courant de la mort, mais le cachent au reste de la communauté. Pourquoi? Car il arrive souvent que d'autres membres du village cherchent à nuire à la famille, afin de s'approprier sa renommée et concoctent un bien funeste plan: Ils deterrent le corps du vieux, coupent certaine parties de son corps, afin de faire une décoction mortelle, mélangée à des poisons, qu'ils déverseront dans l'eau du puit de la famille. Celle-ci, ne voulant pas être confrontée à ce genre de mésaventure, préferera donc taire sa souffrance et fera croire à tous que le vieux "va mieux", qu'"il a même redemandé sa boisson préférée aujourd'hui". Le 5ième jour de sa mort, les membres de la famille qui sont au courant vont enterrer le mort et pourront le dire au village... Le danger est écarté, puisqu'après 5 jours, l'âme est vraiment partie et même si des membres du village cherchent à faire du mal à la famille, celle-ci ne court plus de danger.... Ne nous demandez pas pourquoi...

Dans d'autres villages, lorsqu'une personne décède, surtout si la personne était âgée, on fait une grande fête avec les masques et beaucoup de bruit dans la maison où il est mort. L'âme n'étant toujours pas loin, elle pourrait vouloir emporter avec elle un petit enfant de la famille parce qu'elle l'aime trop. Ainsi, on fait la fête et beaucoup de bruit pour énerver l'âme du mort et la faire fuir!

Dans certains villages, le nouveau né qui vient après une mort est sa réincarnation. Bref, Pick, notre guide, fut génial (et d'ailleurs nous le recommandons plus que vivement!!) et passionnant: Il nous a réellement permis de retrouver notre âme d'enfant, buvant ses paroles, et transportés dans un univers où cohabitent morts et vivants, esprits et corps...

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* Bandiagara

Partis de Djenné avec une petite halte à Sévaré, tout près de Mopti, c'est là que nous devions nous organiser pour visiter les pays Dogon. Notre arrivé, très tardive disons le, ne s'est pas fait comme nous nous l'attendions. L'auberge qui devait être le moins cher de la ville était en fait 2 fois le prix auquel nous nous attendions... sans pouvoir nous entendre avec le gérant, nous sommes partis sans savoir où nous pourrions bien loger. C'est Ibrahim, celui que l'on surnomme Pick, ou le Pigmé, qui nous a entendu discuter à l'auberge et qui nous a rattrapé pendant que nous cherchions refuge... il nous a reçu chez lui, sur son toit et c'est ainsi que nous avons fait connaissance. Pick est un guide des pays Dogon et il a accepté de nous guider là-bas en fonction de notre budget, c'est-à-dire pas grand chose...


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* Djenné

Pour y aller, il faut prendre un bac... mais surtout s'armer de patience parce qu'ils ne sont pas nombreux les transports qui rentrent et qui sortent de Djenné. L'endroit est magnifique. La mosquée en banco (sorte de terre rouge) est la plus grande au monde (non nous l'avons pas visité... il faut des moyens pour pouvoir le faire) et tout à fait somptueuse!



Un autre monument, tout petit quant à lui, est ce qui se nomme traditionnellement "la tombe de la jeune fille". Cette jeune fille de 14 ans, Tapama, a été sacrifiée durant le 14 ème siècle, au moment de la création de la ville de Djenné. En effet, Djenné, stratégiquement bien placée, ne parvenait pas à se construire: Une première fois, un vent puissant fit tombé toutes les maisons. Une seconde fois, les eaux emportèrent tout. Croyant à une malédiction, le griot annonça que l'unique manière d'achever le malheur était de sacrifier une jeune fille à la fois unique et pure (qui n'a pas encore ses menstruations). La pauvre Tapama, qui était promise au prince était la seule à répondre à ces deux conditions: Bien que sa mère refusa, son père, comportant la parole décisionnel, accepta de sacrifier sa fille pour sauver le village, qui put, finalement, prospérer....

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* Ségou

Rien à voir avec la pollution et l'activité de Bamako! Première bouffée d'air pur! Nous nous sommes promenés le long du fleuve du Niger et avons pu avoir le plaisir de voir des scènes de vie particulièrement fortes, typiques et dépaysantes: certaines femmes qui lavaient leur vaisselle, d'autres se lavaient elles-mêmes, d'autres lavaient le linge et quelques hommes qui pêchaient... Un vrai délice pour les yeux! Cette ballade est vraiment recommandée car elle comporte l'attrait majeur de Ségou.

Une autre chose à voir, mais il faut être présent le samedi: La mise en feu des poteries, de l'autre coté du fleuve, qu'il faut traverser en pirogue pour quelques centaines de franc CFA. Parait-il que cela vaut le coup! Quoi qu'il en soit, Ségou est réputée pour ses poteries et si vous aimez cela, c'est la ville où vous pouvez trouver votre bonheur!


Quant à nous, nous avons passé une journée entière à la gare à attendre un bus qui n'est jamais venu (les pannes sont fréquentes et imprévisibles ici). Encore une fois, c'est à la mission catholique que nous avons logé.


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* Bamako

Quoi de plus normal en arrivant que de chercher à se loger... après des discussions ardues avec les chauffeurs de taxi qui cherchaient à nous rouler (sans jeu de mot), nous partions direction la mission catholique (Mu connaissait bien l'endroit pour y avoir logé 7 ans auparavant). Arrivé là, tout c'est fait rapidement... nous avons oublié les souliers de marche de Murielle dans le coffre du taxi. Franchement, beaucoup de malheur pour Mu en si peu de temps... mais Mu se relève toujours sans s'énerver et le lendemain elle est partie en sandales dans le très sale marché de Bamako à la recherche de nouvelles espadrilles.

Les espadrilles trouvées furent des adidas roses... non pas qu'elles nous plaisaient particulièrement, mais en une journée de recherche, nous avons trouvé seulement 4 paires à la bonne pointure. Au fait, les chaussures en Afrique sont souvent des fausses... après une semaine, le cuir rose s'était presque tout dissout par la chaleur...

Bon, quelques amplettes au marché, une course aux visas (que nous n'avons même pas réussit à avoir... les bureaux de visa ferment à 14h... résultat, une journée de perdu et le lendemain on se fait dire qu'il y a un délai de 72 heures... comme nous étions pressés dans le temps, c'est ce qu'on leur a fait croire, ils nous ont dit de se débrouiller à la frontière), du gouinfrage au resto chez Amandine tout près de la mission (on s'est dit qu'on pouvait bien se faire un petit plaisir), du lavage et plein de douches (pour se rafraîchir... pas que l'on voulait se rattraper pour les fois où la propreté à été négligée).


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*Kéniéba

Dure dure la traversée. Nous étions encore sous le choc de la perte des photos (lire la fin du Sénégal oriental si vous n'avez pas lu cette péripétie... nous on essaie de l'oublier, mais c'est dur parce qu'il faut toujours réexpliquer... mais là c'est fini je crois...). Bref, dure dure la traversée, mais nous avons pu passer la douane cette fois-ci (lire la péripétie de la traversée en Guinée Conakry si vous ne comprenez pas... pis zut, comprenez pas puis continuez la lecture, à un moment donné faut avancer... surtout que vous risquez de trouver qu'il y a pas mal de choses à lire).

Ceci dit, la traversée dans le camion de riz fut assez péniple. Arrivé à Kéniéba (vers 1 heure du matin), nous sommes resté dans le camion à dormir sur les sacs en attendant le levé du jour. Sans moustiquaire (c'est très rare, habituellement on ne le néglige pas). Bref, au tit matin, on se dirige vers la douane qui devait être fermée en pleine nuit puisque nous n'avons pas été contrôlé... en plus il fallait le visa.

Bon, ils n'avaient pas le tampon pour le visa et nous ont conseillé d'aller à la capitale, Bamako, pour expliquer la situation aux autorités et être en règle. Sur le chemin du retour, nous avons entendu parlé d'une épidémie de fièvre jaune dans la ville... donc sans savoir ce qu'on risquait, ni une ni deux, nous prenions un espèce de minibus pour Bamako... un bon 16 heures de route. Mais nous ne savions pas que ce serait aussi pénible. Le minibus devait éviter des tronçons de route complètement affessés, certaines personnes vomissaient dans le bus, les bébés criaient, parfois nous revolions jusqu'à un mètre dans les airs, passant assez prêt de s'exploser la tête sur le plafond. Bref, cette traversée là, nous l'aurions volontier évitée. Surtout que nous apprenions plus tard que la traversée était de loin plus facile au nord par Kayes (c'est ça quand on doit s'adapter sans guide de voyage... merci encore aux voleurs qui nous l'ont piqué).


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¤ BURKINA FASO

Culture

*Antoine

Adresse: Hôtel de la paix, Banfora

E mail/Tel:
(226) 20 91 00 16 ou (226) 76 44 25 35

Commentaire: Antoine est gérant de l'hôtel. Celui-ci, à des prix très abordables, est propre et propose des repas délicieux. L'équipe est très sympa également. Si vous voulez louer des motos, passez par Antoine qui mettra toute en œuvre pour vous accommoder et faciliter votre séjour. Un homme de confiance.

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Criminologie

* M. Traore

Adresse: Centre de réinsertion pour mineurs en conflit avec la loi, Laye, région de Ouagadougou

E mail/Tel:
syissat3@yahoo.fr
(226) 70 26 82 37

Commentaire: M. Traore est directeur du Centre de Laye, créé en 2003. Celui-ci est l'une des activités faisant partie de la section du Burkina Faso, mise en place par l'Association pénitenciaire Africaine APA ((226) 50 37 33 05), dans lequel il est le secrétaire général. Ce centre est unique dans le pays à travailler sur la réinsertion des mineurs et leur propose un grand nombre d'activités (formation, alphabétisation, sport, art...) pour qu'ils puissent être autonome au sein de la société. M. Traore et son équipe sont extrêmement compétents et imaginatifs pour apporter une intervention efficace auprès des jeunes en conflit avec la loi. Une véritable inspiration et un grand espoir pour les structures africaines qui illustre que tout est possible si l'on s'en donne les moyens!

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¤MALI

Culture

* Ibrahim Kodio (Pick)


Adresse: Auberge Campement Kansaye, Bandiagara

E mail:
ibra_kodio@yahoo.fr

Commentaire: Guide touristique dans les Pays Dogon, Pick est originaire de la région et connait sur le bout des doigts toutes les traditions se rapportant aux ethnies Dogon. Sa générosité, sa conscience professionnelle et sa bonne organisation feront de ce séjour une expérience unique et totalement dépaysante.

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Criminologie

* M. Maïga

Adresse:
Centre de détention pour mineurs en conflit avec la loi, Bollé, Bamako

E mail:
bolle@cefib.com


Commentaire: Je pus juste apercevoir M. Maïga, le directeur du centre spécialisé de rééducation et de réinsertion pour mineurs, quelques minutes avant qu'il eut la gentillesse de m'orienter vers les membres de son équipe, notamment Moussa et Ousmane. Ce centre, unique au Mali, est une alternative à la prison.

*Moussa Bagayako

Adresse: Centre de détention pour mineurs en conflit avec la loi, Bollé, Bamako

E mail:
mayatonmali@yahoo.fr

Commentaire: Coordinateur et secrétaire général de l'ONG partenaire du centre de détention de Bamako, M. Bagayako travaille dans l'unité santé et organise une multitude d'activités pédagogiques et thérapeutiques pour les jeunes. Très imaginatif et motivé à créer des partenariats internationnaux entre organismes.

* Ousmane Traore

Adresse: Centre de détention pour mineurs en conflit avec la loi, Bollé, Bamako

E mail:
bolle@cefib.com

Commentaire: Administrateur de l'action sociale, passionnant, très humain et particulièrement investi auprès des jeunes délinquants.

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¤ MAROC

Culture:

* MBarak et Naji

Adresse: Hotel Sahara, place centrale de Mhamid

E mail:

ahlam_1msn@hotmail.com

najisahara@hotmail.com



Commentaire: Un guide et un cuisto non officiels, mais super performants, qui vous feront découvrir le désert en dromadaire, en tente nomade et vous raconteront plein d'histoires sur la vie des nomades... Un vrai bonheur!!

* Eric Taverne

Adresse: Kilomètre 20, Georges du Dadès (20km de Boulemane Dadés)

E-mail:
e_taverne@hotmail.fr

Commentaire: Un français baroudeur parti s'installer au Maroc pour vivre de nouvelles expériences, propriétaire d'un gite qu'il a fait, de A à Z, d'une propreté rare pour le Maroc, et qui propose des rando dans la vallée du dadés et la vallée des roses, juste pour le plaisir de montrer la magnifique région où il s'est installé. Petite ambiance familiale et détendue: Une adresse et surtout une personne à ne pas manquer!!!

*Tahar

Adresse: Larache

E mail:
tahar_raga@hotmail.fr

Commentaire: un chanteur compositeur encore inconnu, mais avec un talent fabuleux, capable de faire un nombre de voix étonnant, et qui mélange harmonieusement les styles de musique et les langues, mais dominée par un style ragga. Si j'étais productrice, il serait devenu mon protégé, c'est sûr!

*Hamid

Adresse: Hotel restaurant Askaoun, Taliouine

E mail:
belhhossin@hotmail.com

Commentaire: Adresse très sympa et très propre, avec des prix abordables et conciliants en fonction des moyens personnels. Hamid, le fils du propriétaire et gérant, est très investi et propose des randonnées très sympa en pleine nature, en montagne et nous permet de vivre des expériences uniques avec des habitants isolées vivant à l'ancienne; De bons souvenirs garantis!

* Omar Idhamou

Adresse: Hotel restaurant Askoun, Taliouine

E mail:
idhamouomar@yahoo.fr

Commentaire: Nous n'avons pas connu Omar en tant que guide mais pouvons vous assurez que vous aurez beaucoup de plaisir avec lui. Intègre, amusant, toujours souriant et très interressant, Omar fut lui aussi une personne que nous recommandons vivement.

*Mohamed Ahmani

Adresse: Ksar Meski, Ouarzazate

Email:
kwilili_momo@hotmail.com

Commentaire: Un vendeur hors du commun! Rien à voir avec les arnaqueurs ou les interressés. Momo est étonnant et unique et d'un humour à perdre la respiration. Hospitalier pour de vrai, cuisto juste par plaisir qui cuisine les meilleurs tajines du Maroc.... Si vous le rencontrez, ne le laissez pas filer et invitez vous chez lui pour prendre un thé et discuter de cultures, de musique, de tradition et de modernisme, en francais, en anglais, en allemand, en italien ou en chinois.. Un bel exemple à suivre pour un grand nombre de marocain!

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Criminologie:

*Mohammed Guedah

Adresse: Faculté de psychologie, université de Rabat

E-mail:
guedah@yahoo.fr

Commentaire: Directeur et professeur de la faculté de Psychologie de l'Université de Rabat, spécialisé en délinquance juvénile.

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¤ SENEGAL


Culture:


*Africa Melody

Adresse: Restaurant Mimosa, Toubab Dialao

E mail:

Commentaire : Groupe de musique africaine traditionnelle, super dynamique, qui mériterait vraiment de se faire connaitre davantage! Pour des soirées endiablées au coeur de la culture sénégalaise...

* Olivier

Adresse: Auberge Bakine, Cap Skirring

E mail:
bakinecap@yahoo.fr

Commentaire: Une super adresse conviviale et festive où vous aurez du mal à dormir. Concerts plusieurs fois par semaine notamment d'Africa Tempo, un groupe de musique énorme et hallucinant, mêlant théâtre, musique traditionnelle et danse. Un autre monde et la meilleure manière de découvrir et d'aimer le Cap!
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Criminologie:

* Emile Dieme

Adresse: centre de sauvegarde, Ziguinchor

E mail/Tel:
emildieme@yahoo.fr
991 12 24

Commentaire : Directeur du centre de sauvegarde très investi auprès des jeunes en difficulté. Très demandeur en terme d'échange entre praticiens pour améliorer les connaissances et les pratiques existantes.

* Maurice Dione

Adresse: Service d'Action Educative en Milieu Ouvert, Direction d'Education Surveillée et de la Protection Sociale, Ziguinchor

E mail/Tel:
latyaacine@yahoo.fr
991 11 86

Commentaire: Professionnel dynamique et motivé, très accueillant et prêt à échanger, qui travaille avec les jeunes délinquants.

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LE SENEGAL ORIENTAL

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* 18/04/08: Kédougou

A part attendre toute une journée après un camion de riz pour partir vers le Mali et que Mu s'est achetée un beau masque sénégalais, nous n'avons pas fait grand chose ici. Cependant, comme promis je vous raconte cette épopée de la perte des photos de Mu: Assis confortablement sur nos sacs de riz (c'est cynique évidemment), nous regardions les villages défilés un à un... histoire de mettre l'ordre parfait dans son appareil photo qui comportait différentes grandeurs de photos (vu que la carte avait été utilisé avec un autre appareil dans le parc du Niokolo Koba), Murielle sélectionna l'option format (pour format de photos évidemment)... et bien non! Format était le seul mot non traduit de son appareil SILVER CREST (retenez la marque!!!)! En plus, aucun avertissement du genre: "Etes vous sûr de vouloir faire ça?"... "Vous allez peut-être faire une connerie, là..." Pas le temps de prendre conscience de ce qui se passe, et ni une ni deux, plus aucune photos dans l'appareil, ni celles qui avait été protégées volontairement! ... Vous l'aurez compris, le mot format voulait dire formater en fait... mais il était trop tard pour le comprendre! On ne peut que se rappeler de ces beaux moments que nous avions l'intension de capter sur image afin d'en conserver la beautée! Pfff... Tout parti en fumé... Même pas... Dissout... Même pas... Désintégré... Voilà les aléas du voyage..!


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* 15/04/08: Parc du Niokolo Koba

Disons que cette fois-ci, nous n'avons pas fait les chiches avec les moyens... au diable les dépenses et louons le 4x4, le guide, le chauffeur et l'hébergement dans le parc... mais question de ne pas trop dépenser... une bonne réserve de sardines pour ces 3 jours dans le parc...

C'est donc avec Fabrice, Leslie et Arnaud, trois français dont deux angevins, et un, particulièrement, qui connaissait Mu (le monde est petit dites-vous?...) que nous nous sommes embarqués dans cette aventure safarienne ;-)




Disons que les hippopotames étaient impressionnants, les singes abondants, les antilopes et facochères aussi. C'était le pied de se baigner dans une marre au couché du soleil sous le regard curieux des singes.
Le soir, on pouvait entendre la panthère qui allait choisir lequel de la bande (des singes) il allait manger... un vrai film live! Non, nous n'avons pas vu de nos propres yeux de vrais félins, sauf une panthère en captivité dans un enclos aux abords des vestiges d'un ancien poste de garde qui a subit les inondations il y de cela quelques temps et qui s'est résolu à changer d'endroit.

Bon, sans trop nous étaler sur le sujet, Hugues n'a pas pris trop de photos parce que son appareil tire vraiment beaucoup le jus des batteries rechargeables (on ne trouve pas de piles au lithium en Afrique) et malheureusement... comme vous pourrez le lire plus tard, Mu a perdu toutes ses photos prises depuis le Maroc...


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* 12/04/08: Tambacounda

Changement de programmes donc... Après avoir passés la nuit au poste frontière du Sénégal, dorlottés et choyés par nos chers policiers, se mettant en quatre pour satisfaire nos exigences, nous repartons en direction de la ville la plus proche, d'où nous pourrons rejoindre Tamba: Diobé. Après une gentille mais néanmoins sévère intimidation de la part de nos chers policiers sur un chauffeur de taxi, afin qu'il nous ramène à moindre frais, nous voilà, Hugues sur le toit du véhicule avec 4 autres personnes et moi, sur le siège avant avec 3 autres personnes, repartant d'où nous venions, et non plus à 10, mais à 20 personnes (pas une de plus, pas une de moins) pour un même véhicule, avec, bien entendu, la bénédiction des douaniers!!! Diobé Tamba, nous trouvons un minibus qui, après une multitude d'arret injustifié, nous amène à destination: Tamba, la ville la plus chaude du Sénégal: Sol à base de roches et de fers, pas de fleuve, de rivières ni d'océan. Voilà les raisons d'un tel climat, qui nous vide de notre eau, nous, pauvres occidentaux!!! Nous sommes le 14 aujourd'hui et après mures réflexions, nous descidons de partir en direction de l'un des plus beaux parcs d'Afrique de l'Ouest où nous pouvons voir une multitude de montres à grosses dents parait-il: le Parc de Niokolo Koba. Alors, attendez nous lions, hyenes, panthères, singes, hippopotames, antilopes, gazelles, nous voilà!!!!!

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